Claude Frisoni (LSAP)
Kandidat EU-Walen 2009
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Claude Frisoni
Joergang
1954
Berufflech Qualifikatioun
directeur culturel
Ausgeübte Professioun
directeur général du Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster
Uertschaft
-
Walkrees
Europa
Landeslëschteplaatz
-
(...) Chère Nathalie Glodt,

Je vous remercie de continuer à vous intéresser à l´abolition de la peine de mort.
Qui a raison? Eh bien, moi, tout simplement!
Je répète: depuis l´adoption du protocole additionnel n° 13 à Vilnius en 2002, la peine de mort est interdite dans l´UE, SANS RESERVES NI DEROGATIONS, NI EXCEPTIONS! CE à quoi fait mention Jean-Claude Juncker, n´interfère pas dans cette décision. (...)
 
Froen un Claude Frisoni
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Fro zum Thema Integratioun
11.05.2009
Vum:

mr frisoni,
et get mer ze denken iech eng Stemm ze ginn fir mech als Letzebuerger an Europa ze vertrieden wou dir iech sait joeren beharrlech weigert och nemmen een Wuert letzebuergesch iwwer aer Lepsen ze brengen.An all Interview aentwert dir op franseisch an gitt net grad een Viirbild of fir eng gelongen Integratioun.
Meng Fro un iech ass firwat dir eigentlech fir eist Land kandideiert wou dir mat eiser Sprooch um Krichsfouss stitt?? Dir wunnt jo schlieslech net ereischt sait geschter hei am Land. Ech stellen iech die fro bewosst op menger Sprooch dir kennt iech se jo dann vun Parteikollegen iwwersetzen loossen!
Äntwert vum Claude Frisoni
2Recommandatiounen
11.05.2009
Claude Frisoni
Cher Monsieur,

Je réponds à votre apostrophe, sans avoir eu besoin de la faire traduire par qui que ce soit. Vous pourrez vérifier qu´au cours des innombrables réunions de travail auxquelles j´ai particpé ces dernières années, je n´ai jamais exigé qu´on parle autre chose que luxembourgeois.

Vous vous étonnez de n´avoir jamais entendu un mot de luxembourgeois sortir de mes lèvres. Je voudrais d´abord vous faire observer qu´il me semble qu´une langue est faite pour communiquer. Or, je suis certains que TOUS mes interlocuteurs luxembourgeois me comprennent mieux quand je parle correctement le français (ce qui semble être le cas) que lorsque je baragouine maladroitement le luxembourgeois (ce qui est, j´en conviens, encore le cas).

Ensuite, la langue que je parle, n´est pas le chinois, le russe ou le thaïlandais, c´est une des langues du Luxembourg, c´est celle dans laquelle est écrite la Constitution de ce pays, c´est celle dans laquelle sont rédigées ses lois, c´est celle dans laquelle les policiers prêtent serment, c´est celle dans laquelle parlaient les habitants de Landiras, de Dangé Sant Romain ou des autres villes qui accueillirent les réfugiés luxembourgeois fuyant les horreurs de la guerre en 1940, c´est celle dans laquelle parlait mon père à son copain luxembourgeois, dans le maquis du Périgord entre 1942 et 1944, c´est celle dans laquelle j´ai représenté le Luxembourg, bien souvent, à l´étranger. C´est aussi celle de nombreux Luxembourgeois, qui, pour des raisons familiales ou historiques, s´y sentent chez eux, sans renier leurs origines.

Enfin, si le seul reproche que vous avez à m´adresser. est d´être mauvais en langues, ça n´est pas très grave. Ai-je été un mauvais citoyen, ai-je mal fait mon travail, ai-je démérité de la confiance placée en moi par mes amis luxembourgeois, ai-je mal servi ou mal défendu mon pays d´accueil? Si les réponses à ces questions sont affirmatives, alors, il y aurait de quoi m´en vouloir. Si elles sont négatives, parlez-moi dans la langue de Michel Rodange, je vous répondrai dans celle de Victor Hugo, l´essentiel sera la qualité de ce que nous nous dirons. Préféreriez-vous m´entendre dire "Ech haassen d´Lëtzebuerger an d´lëtzebuergesch Kultur" ou "j´aime le Luxembourg, ma patrie d´adoption, et ses habitants"?

Pour conclure, je voudrais vous rassurer sur un point: je ne crois pas que ma faiblesse linguistique soit un grand handicap à Bruxelles ou à Strasbourg. Et croyez-moi, c´est en français, que j´y porterais les couleurs d´un Luxembourg, non pas frileux et refermé sur lui-même mais héritier des pères de l´Europe et ouvert sur le monde!

Recevez, Cher Monsieur Zwank, l´assurance de ma considération distinguée.

Claude Frisoni
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Fro zum Thema Kultur
14.05.2009
Vum:

Claude Frisoni,
elo sinn ech awer paff.
Stëmmt dat wat den Här Zwank seet?
Schwätzt Dir kee Wuert an eiser Sprooch?
Firwat dann net?
Erkläert mer elo w.e.g. net, firwat Der franséisch schwätzt.
Dat hunn ech verstan. Näischt fir ongutt.
Merci
Recevez, Cher Monsieur Frisoni , l´assurance de ma considération distinguée.
Äntwert vum Claude Frisoni
1Recommandatioun
16.05.2009
Claude Frisoni
Cher Monsieur ,

Je vous remercie de votre question et de la courtoisie dont vous faites preuve,

sur l´essentiel, je vous renvoie à ma réponse à Monsieur Zwank.
Néanmoins, permettez-moi quelques précisions. Evidemment, non il n´est pas vrai que je ne parle pas un mot de Luxembourgeois. En revanche, je ne nie pas préférer m´exprimer en français. Pourquoi? Pour qu´on me comprenne mieux. Non, ça n´est pas paradoxal. Vous observerez qu´il en va de même pour tous les rédacteurs des journaux que vous lisez. Vous étonnez-vous de lire un éditorial ou un article en allemand ou en français? Evidemment, non. Vous le faites tous les jours, sans exception. Il n va simplement de même pour moi. à l´oral. Dites-moi comment traduire mes aphorismes, mes jeux de mots, mes facéties linguistiques? Quand j´écris, pour les "toutes boites" du LSAP "une société qui n´est pas variée est avariée", quelle serait la traduction qui me permettrait un tel effet? Qu´on me pardonne de préférer dire "je t´aime" plutôt que "Ech hun dech gär". J´ai des tas et des tas d´amis luxembourgeois qui font de même.
Mais il ne s´agit pas de ma part d´une indifférence à l´égard de la langue de ce pays, que je me suis battu pour défendre, en faveur des artistes luxembourgeois, des écrivains, des gens qui l´aiment et la défendent. L´essentiel, encore une fois, est de s´écouter pour mieux s´entendre. L´essentiel est d´essayer de se comprendre.

croyez, Cher Monsieur , à l´assurance de ma considération distinguée

Claude Frisoni

PS: si j´ai le plaisir de vous rencontrer, je vous parlerai d´amis luxembourgeois, nés au Luxembourg, qui s´expriment plus librement et plus aisément en français, sans pourtant renoncer à leur identité.
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Fro zum Thema Aarbecht
18.05.2009
Vum:

Metteg,

Ma ech wollt är Meenung zu der Directive Bolkenstein wessen.

Gifft dier, fier oder geint d´Herkunftslandprinzip stemmen, a firwaat?
Äntwert vum Claude Frisoni
1Recommandatioun
22.05.2009
Claude Frisoni
Cher Monsieur ,

Je vous remercie de votre question et de l’intérêt que vous portez aux élections européennes.

Concernant cette directive Bolkestein, je voudrais vous rappeler que c’est à l’initiative des députés de gauche que le Parlement a démantelé la fameuse « directive services », d’essence très libérale, et qui avait contribué à faire dérailler le référendum sur la Constitution européenne, dans plusieurs pays. Ce sont aussi les députés de gauche qui tentent de faire passer une directive-cadre sur les services publics. La directive Bolkestein a cristallisé la crainte d’un dumping social par les pays d’Europe centrale et orientale : délocalisations à l’Est, travailleurs de l’Est venant à l’Ouest en violation du droit du travail et des règles sociales du pays d’accueil (fantasme du « plombier polonais »).

Cette crainte a été relancée par la jurisprudence récente de la Cour de justice européenne (en particulier l’arrêt Rüffert). La Cour a confirmé, conformément à la directive sur le détachement des travailleurs, que les travailleurs détachés par une entreprise d’un autre Etat-membre étaient soumis aux normes sociales minimales, légales ou contractuelles, « d’application générale » du pays de destination - et non à l’ensemble des accords collectifs. Dans les faits, ce développement jurisprudentiel met surtout en lumière les limites de la négociation collective décentralisée. Mais politiquement, il donne du grain à moudre à ceux qui prophétisent le démantèlement du droit social en Europe.

La cohésion sociale fait en réalité partie du modèle européen. Certes, il n’est pas illégitime qu’elle demeure pour l’essentiel de compétence nationale, tant la nation demeure le lieu de la solidarité. Mais l’Europe est légitime à intervenir sur deux points :

1/ La création d’un socle commun de droits, particulièrement nécessaire dans l’Union à 27.

Symboliquement, la création d’un salaire minimum européen, fixé en fonction du niveau de développement de chaque Etat membre, serait une avancée majeure.

2/ Le développement de nouveaux droits sociaux européens

L’Etat-providence européen est en effet en crise profonde. Il fait face à des défis majeurs : la montée des inégalités sociales, la mondialisation économique, le vieillissement démographique. La mutation de l’Etat-providence et son adaptation au 21ème siècle sont des enjeux communs à tous les Etats européens : elles doivent être pilotées au niveau communautaire. C’est le cas par exemple en matière de flexicurité, de réduction des inégalités et de lutte contre la pauvreté, de garantie d’une protection sociale soutenable face au vieillissement, d’investissement dans le capital humain….

Mais la tentation d’une Commission d’inspiration libérale, nettement marquée à droite serait évidemment de poursuivre une politique de dématèlement social. Ainsi, pour en revenir à la directive services, son adoption le 12 décembre 2006 a été l’occasion de vérifier, au Conseil puis au Parlement européen, qu’il n’existait pas un consensus suffisant pour contrer efficacement les positions très fermes de la Commission en faveur d’un champ d’application incluant la plupart des services sociaux. Ceux-ci n’ont pas bénéficié de l’exemption des services de santé ou des services non économiques comme les régimes d’assurance obligatoire à objet exclusivement social (régimes légaux d’assurance chômage, assurance maladie, vieillesse…).

Il en résulte une forte inquiétude dans le secteur des services sociaux d’intérêt général (SSIG, selon la terminologie communautaire.)

Seule une majorité de gauche au Parlement Européen qui sortira des urnes le 7 juin prochain pourra réorienter l’Europe vers une politique sociale et solidaire,

Veuillez agréer, Cher Monsieur , l’expression de ma considération distinguée


Claude Frisoni
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Fro zum Thema Justiz
25.05.2009
Vum:

Firwat sinn net emol d´ Recht op Liewen durch d´Grondrechtsencharta vun der EU-Constitutioun gesechert
an ennert bestemmten Emstaenn d´Doudesstroof erem ermeiglecht gett?
Fier d´eischt well ech emol soen, dass et un Kierperverletzung grenzt den LissabonVertrag iwwerhaapt ze liesen!
Elo zreck zu menger Fro:
Am Art.II-62 VV steet klip a kloer dass d´Grondrechter iwwerholl gin.
Mee dann an der Foussnote vun der Foussnote, do steet d´Wouerecht!
"Eine Tötung wird nicht als Verletzung dieses Artikels angesehen, wenn sie durch eine Gewaltanwendung
verursacht worden ist, die unbedingt erforderlich ist, um jemanden gegen rechtswidrige Gewalt zu verteidigen….
einen Aufruhr oder Aufstand rechtmäßig niederzuschlagen….ein Staat kann in seinem Recht die Todesstrafe für
Taten vorsehen, die in Kriegszeiten oder bei unmittelbarer Kriegsgefahr begangen werden. Diese Strafe darf
nur in den Fällen, die im Recht vorgesehen sind und in Übereinstimmung mit diesen Bestimmungen angewendet werden."
Also ist die Todesstrafe in Kriegszeiten oder bei unmittelbarer Kriegsgefahr möglich.

Wann Dir elo soot : D´Doudesstroof steet hei zu Letzebuerg an kengem Gesetz mei. Richteg.
AWER wann d´EU Duerchfeierungsbestemmungen fir "Missiounen" d.h Krisch, fir Krisenreaktiounsasätz mecht,
wann d´EU z.B d´Regelung fir e solche Krischsfall trefft, welch d´Doudesstroof ermeiglechen,
dann kann een net mei soen, dass dest geint d´Grondrechter an der EU versteisst. Well genau dat wier un
deser Explicatioun ze moossen.

En Grondrechtschutz vum Liewen am Krischsfall oder bei onmettelbarer Krischsgefor gett et also net mei.
Well et europäesch Rechtsakten wärte sin, kann een se ne tun eisem Grondgesetz moossen.
Art.102GG.

Fannt Dir daat do wierklech gut? An sidd dir trotz desen FAKTEN nach emmer fir en JO zu desem Lissabonvertrag?
Äntwert vum Claude Frisoni
1Recommandatioun
25.05.2009
Claude Frisoni
Chère ,

Je vous remercie de votre question.
Vous savez combien l’abolition, sans réserves d’aucune sorte, de la peine de mort est un combat qui me tient à cœur.
Sauf erreur de ma part, la disposition que vous dénoncez, concernant des exceptions INACCEPTABLES, à l’interdiction d’appliquer la peine capitale dans l’UE, n’est plus d’actualité. Elle fait référence au Protocole additionnel N°6, rendu caduque, fort heureusement, par le Protocole additionnel N° 13.
Pour information, je vous joins le texte suivant :

« Protocole n° 13 à la Convention de sauvegarde des Droits de l´Homme et des Libertés fondamentales, relatif à l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances
Vilnius, 3.V.2002
Convention | Protocole?Protocoles: No. 4 | No. 6 | No. 7?No. 12 | No. 14?Rapport explicatif?English

Les Etats membres du Conseil de l’Europe, signataires du présent Protocole,
Convaincus que le droit de toute personne à la vie est une valeur fondamentale dans une société démocratique, et que l’abolition de la peine de mort est essentielle à la protection de ce droit et à la pleine reconnaissance de la dignité inhérente à tous les êtres humains;
Souhaitant renforcer la protection du droit à la vie garanti par la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales signée à Rome le 4 novembre 1950 (ci-après dénommée «la Convention»);
Notant que le Protocole n° 6 à la Convention concernant l’abolition de la peine de mort, signé à Strasbourg le 28 avril 1983, n’exclut pas la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre;
Résolus à faire le pas ultime afin d’abolir la peine de mort en toutes circonstances,
Sont convenus de ce qui suit:
Article 1 – Abolition de la peine de mort
La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté.
Article 2 – Interdiction de dérogations
Aucune dérogation n’est autorisée aux dispositions du présent Protocole au titre de l’article 15 de la Convention.
Article 3 – Interdiction de réserves
Aucune réserve n’est admise aux dispositions du présent Protocole au titre de l’article 57 de la Convention.

Etc.. »
Et voici un extrait du commentaire du Conseil Constitutionnel de la République Française en sa :
Décision n° 2005-524/525 DC du 13 octobre 2005

1) Le protocole n° 13 CEDH

Ce protocole fait suite au protocole additionnel n° 6 à la Convention européenne.

Si ce protocole n° 6 prévoyait l´abolition de la peine de mort, sa portée était limitée, puisqu´il permettait à un Etat de prévoir la peine de mort " pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ".

Comme l´indique son exposé des motifs, le protocole n° 13 CEDH a, au contraire, pour objet de " faire le pas ultime afin d´abolir la peine de mort en toutes circonstances ".

Son article premier stipule en conséquence que " la peine de mort est abolie " et que " nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté ".

Son article 5 précise que les articles du protocole doivent être considérés comme des articles additionnels à la Convention et que " toutes les dispositions de la Convention s´appliquent en conséquence ".

Toutefois, les articles 2 et 3 du protocole excluent l´usage de dérogations ou de réserves permises par la Convention.

Il en résulte que la France ne pourrait plus faire, à propos de ce protocole, les réserves qu´elle avait formulées en 1974, lors de la ratification de la Convention, à propos de l´article 16 de la Constitution et de la législation sur l´état d´urgence et l´état de siège »

C’est donc bien ce protocole additionnel qui est aujourd’hui valable et efface, heureusement, les intolérables exceptions stipulées par l’ancien protocole N°6. L’abolition de la peine de mort ne peut, en effet, être « à géométrie variable ». Tous ceux qui prétendent « être contre la peine de mort, SAUF… » sont des anti-abolitionnistes de fait.
J’ai également lu sur plusieurs sites, ce que vous m’avez relaté dans votre question. Soit ces sites n’étaient pas actualisés, soit ils étaient de mauvaise foi… soit c’est moi qui me trompe, mais j’aimerais qu’on me le démontre.
Pour moi, c’est clair, depuis 2002, la peine de mort est abolie, totalement et sans réserves ou dérogations, pour tous les états membres de l’UE. C’est même une condition sine qua non pour adhérer.
Recevez, Chère , l’assurance de mes hommages distingués.

Claude Frisoni
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Fro zum Thema Justiz
30.05.2009
Vum:

Herr Frisoni
ech hun eng kleng rekfro op är Äntwert

Mr. Juncker dit que c´est vrai:
www.politikercheck.lu

Qui a tort et qui à raison maintenant ? ! ?

"...sou ass dëst och eng ural Regel, déi muss sinn, fir de Stat, seng Existenz a seng Wierksamkeet géing déi ze schützen, déi Krich eropbeschwieren, oder brutal Revolutioune plangen a wëllen duerchféieren..."
Äntwert vum Claude Frisoni
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31.05.2009
Claude Frisoni
Chère ,

Je vous remercie de continuer à vous intéresser à l´abolition de la peine de mort.
Qui a raison? Eh bien, moi, tout simplement!
Je répète: depuis l´adoption du protocole additionnel n° 13 à Vilnius en 2002, la peine de mort est interdite dans l´UE, SANS RESERVES NI DEROGATIONS, NI EXCEPTIONS! CE à quoi fait mention Jean-Claude Juncker, n´interfère pas dans cette décision. J´étais dans le bureau de Robert Badinter il y a trois semaines et nous avons évoqué le cas de la "légitime défense".
Il en va des états comme des individus, leur droit à protéger la vie contre une menace mortelle n´a rien à voir avec la peine de mort. Si des groupes paramilitaires fascistes tentent un coup d´état violent, évidemment on est en droit de se défendre (même les citoyens), mais ça n´a rien à voir avec la peine de mort. Pendant une guerre, les gens s´entre-tuent, hélas, cela n´a rien à voir avec la peine de mort. Prenons un autre exemple: un terroriste a pris en otage un bus de ramassage scolaire et est sur le point de le faire sauter. Un tireur d´élite l´abat avant qu´il ne mette sa menace à exécution. Ça n´a rien à voir avec la peine de mort! Autre cas: il fait sauter le bus, s´enfuit, est repris, arrêté et jugé: il ne pourra pas être condamné à mort!
Voilà, la loi est claire: il n´y a plus de peine de mort, dans quelques circonstances que ce soit.
Mais les hommes restent mortels!

Recevez, Chère , l´expression de mes hommages distingués,


Claude Frisoni
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Är Fro un Claude Frisoni
D'Froenfunktioun gouf entre-temps zou gemaach.