Gudden Moien Här

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Je vous remercie pour votre question pertinente.
Tout d´abord je pense qu´il faut différencier entre les personnes sans-abris en général et les personnes qui souffrent d´une dépendance aiguë des drogues illégales.
Effectivement, concernant les personnes sans-abris, on note une augmentation de jeunes qui se "retrouvent dans la rue". Sans emploi, sans ressources financières, sans certificat ou diplôme, ces jeunes personnes ont un avenir bien incertain et se laissent aller. Ce sont ces jeunes personnes que l´on retrouvent notamment au Foyer Ulysse ou pendant la journée sur la Place Léon XIII de notre quartier.
Il manque des infrastructures et une offre de prise en charge pour ces (jeunes) personnes pendant la journée.
Cela devrait être une priorité de la politique sociale du prochain gouvernement si nous voulons d´une part offrir des perspectives à ces personnes et d´autre part si nous voulons continuer à garantir la paix sociale dans notre pays.
Concernant les personnes dépendantes des drogues illicites, notamment celles qui fréquentent la "Fixerstuff", je ne pense pas personnellement que la crise augmentera cette problématique déjà assez dramatique.
Actuellement nous sommes confrontés au fait qu´à part la Ville de Luxembourg qui a prit ses responsabilités pour trouver une solution vivable (avec le soutien et la participation entre autre de votre association), aucune autre commune n´a de projet concret pour assurer également leurs responsabilités face à ce fléau!
Ainsi tout le problème se concentre en Ville, ce qui devient intenable!
Le parti des Verts en général et les responsables politiques de la Ville de Luxembourg revendiquent pour cela que le ministre de la Santé et tout le gouvernement ainsi que les grandes communes également concernées par ce problème agissent de manière responsable et qu´un plan national soit élaboré pour agir en conséquence.
Bien entendu, les mesures de prévention restent pour moi et le parti des Verts les moyens les plus efficaces pour éviter de tels problèmes.
Bien à vous,
Viviane Loschetter